la Peche au trois graines

l y a encore quelques années, pêcher simultanément sur le même coup aux chènevis, blé et maïs, était tout simplement inconcevable. Mais l’expérience a démontré que cette technique permet de capturer beaucoup plus de poissons aussi bien dans la variété des espèces qu’en quantité !

pêche au coup : les trois grainesPourquoi ça marche ? Tout simplement à cause de la densité ! En effet, en lançant ces trois graines en rivière au même endroit en surface, elles atteignent le fond dans des zones différentes.
Le mais le plus lourd, rejoint le fond le premier, en tête de coulée. En revanche le blé, plus léger, s’immobilise quelques mètres plus bas. Quant au chènevis, c’est à la fin de la coulée qu’il prend place.
C’est là que cette pratique prend tout son intérêt ! Car dans l’eau comme ailleurs, une hiérarchie s’est installée et c’est la raison du plus fort qui l’emporte. Les gros poissons, carpes, barbeaux... monopolisent le meilleur poste en tête de coulée, puis dans leur sillage, les poissons de taille moyenne, gros gardons, brèmes... peuvent s’alimenter à leur tour. Pour finir, quelques mètres plus bas, ce sont les gardons qui ont le droit de se disputer les miettes…
De plus, la taille différente des graines permet de sélectionner les prises puisque la bouchée que l’on propose est directement proportionnelle à la taille des poissons que l’on recherche !



Plusieurs coups en même temps

Cette pêche estivale se pratique dans des zones de courant régulier, au fond propre, situées entre 5 et 20 mètres du bord. Cependant plus la chaleur augmente, plus il faut rechercher des zones profondes. En règle générale, un poste d’une profondeur de 2,50 à 3 mètres est favorableet il est possible d’y regrouper toutes les espèces présentes aux environs. Les poissons blancs à cette époque ont de l’énergie à revendre, il leur faut du concret en quantité importante !
Pour profiter pleinement de la pêche aux trois graines, l’idéal est d’entretenir plusieurs coups en même temps. Car si l’on pêche le même poste plusieurs jours de suite, on finit par l’épuiser, autrement dit à capturer la majorité des poissons présents. Il est donc souhaitable de le laisser se reconstituer un certain temps pendant lequel il convient d’exploiter un autre emplacement.
Deux ou trois postes situés à quelques kilomètres de distanceles uns des autres et surtout différents de part leur profondeur, la rapidité du courant... permettent d’avoir toujours un bon coup à jouer !



Préparation des graines

Il est possible d’utiliser des graines prêtes à l’emploi, déjà cuites et conditionnées sous vide ou avec conservateurs. Mais l’idéal est d’acquérir crue une bonne quantité, 4 à 5 kg, de chaque graine.
La cuisson varie de l’une à l’autre. Pour le chènevis, de 15 à 20 minutes suffisent. Les graines sont rincées sous l’eau froide des l’apparition des germes blancs. Pour le blé, 40 à 45 minutes sont nécessaires tandis que pour le mais, 1 heure 10 à 1 heure 15 est le minimum. Quelle que soit la graine, 24 heures de trempage raccourci de moitié le temps de cuisson.
Les graines qui serviront pour l’eschage ne doivent pas être trop cuites mais au contraire, rester fermes pour bien tenir à l’hameçon. Il convient donc d’en prélever à temps une petite quantité, le reste, plus cuit, sera utilisé pour l’amorçage.



L’art de l’amorçage

L’idéal est de disposer de quelques jours pour réaliser un amorçage d’accoutumance. 500 grammes de chènevis, 1 kg de blé et 2 kg de mais distribués quotidiennement, permettent de regrouper tous les affamés du secteur.
Le jour J, les graines sont lancées toujours au même endroit à la main si possible, ou à l’aide d’une fronde si la distance de pêche dépasse une dizaine de mètres.
Plus le courant est fort, plus le poste est profond, plus il faut lancer haut !Au début, une dizaine de graines de chènevis suffit toutes les trois ou quatre coulées. Dès les premières touches, il faut amorcer avec du blé une fois sur deux. Mais dès l’arrivée des gros poissons, il convient de panacher le rappel avec les trois graines.
Le plus important est de garder toujours le même rythme d’amorçageafin d’entretenir régulièrement le coup ! La seule chose qui change est la quantité : plus les touches sont nombreuses, plus elle augmente !



Variez les plaisirs !

Le charme de cette technique est de pouvoir passer en quelques secondes d’une graine à l’autre. La capture de gardons est suivie de plus gros poissons.
A chaque passage, la touche peut être différente. Celle du gardon au chènevis est toujours rapide, presque violente et il faut réagir très, très vite. Au contraire, avec du blé ou du mais, il faut laisser le temps au poisson d’engamer et attendre que le flotteur plonge franchement. Les coulées se suivent mais ne se ressemblent pas, les poissons se suivent et ne se ressemblent pas non plus !
Le réglage du flotteur est primordial. L’appât est décollé de 3 à 4 cm pour le chènevis, passe au ras du fond pour le blé et traîne franchement, 10 cm et plus, pour le maïs.
Loin de la monotonie, la pêche aux trois graines est sûrement la plus sportive des pêches au coup en ce qui concerne les prises de décisions et la gymnastique intellectuelle !



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Commentaires (2)

1. CastilloBeverly 03/01/2012

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