La tanche en canal


La tanche trouve dans les canaux les conditions idéales à son épanouissement et y atteint des poids records !

pêche au coup : Le réveil des poissons blancsAussi poissonneux au Sud qu’au Nord, à l’Est qu’à l’Ouest, les canaux sont comme la tanche, populaires mais peu pêchés. La raison se trouve peut-être dans leur aspect très uniforme ou dans le trafic estival intense des bateaux de plaisance.
Le fait est que toutes les conditions sont réunies pour que la tanche y prolifère !
Le fond légèrement couvert de vase constitue le refuge aux proies dont elle se nourrit. La température de l’eau qui se réchauffe assez vite en été, convient parfaitement à sa reproduction. Les grands bouleversements occasionnés par les crues ici sont inexistants. La profondeur moyenne de 1,50 à 3 m est celle qu’elle préfère...



Le meilleur poste

Il existe dans tous les canaux des zones larges, réservées aux manœuvres des péniches, appelées selon les régions, larges, bassins, baies, anses, carrés... C’est souvent dans cette zone que les fonds sont les moins importants. Moins sujette au brassage de l’eau causé par les hélices des péniches, la vase s’y dépose. Les nénuphars, joncs, châtaignes d’eau et autres plantes aquatiques s’y disputent la place. Pour la tanche, la proximité de cette coulée verte est primordiale car source inépuisable de nourriture : larves, insectes, vers, mollusques... D’un herbier à un autre, entre les « couloirs » de nénuphars, elle se déplace en permanence.
Cet endroit a un autre avantage très apprécié des pêcheurs : lors du passage d’un bateau les herbiers atténuent le courant et permettent ainsi de retenir le poisson sur le coup.



L’anglaise, technique idéale !

L’anglaise permet de pêcher à la fois discrètement et assez loin du bord, tout en assurant, grâce au moulinet, une réserve de fil nécessaire au combat avec des beaux poissons. Aucune raison de se compliquer l’existence avec des montages hyper sophistiqués, ici un montage simple au flotteur fixe fait l’affaire.
Montez sur le fil issu du moulinet en 15/100, un waggler droit, en plume de paon, d’une portance de 3 g et doté d’une antenne fine et sensible. Regroupez la plus grande partie de la plombée près de la base du flotteur : un plomb côté moulinet, deux côté ligne, afin de le bloquer. Rajoutez quelques plombs sur le bas de ligne en 12/100, d’une longueur de 50 cm, se terminant par un hameçon n° 14, fort de fer.



L’amorçage

Utilisez une petite quantité d’amorce, composée de produits attractifs mais pas trop nourrissants. Il existe dans le commerce des amorces gros poissons, spécial canal tout à fait adaptées. Pour 4 à 5 heures de pêche, prévoyez 1 kg d’amorce et un ½ litre d’asticots purs au minimum.
Incorporez dans le mélange deux pleines mains d’asticots et réalisez une quinzaine de boules de la grosseur d’un œuf. Amorcez une surface équivalente à 2 à 3 m², puis patience ! Après les premières captures, le seul amorçage souhaitable est le rappel, constitué d’asticots purs préalablement bien dégraissés. Le rappel s’effectue à la main ou à la fronde selon la distance à atteindre.
La dispersion des asticots sur la zone amorcée oblige les tanches à fouiller longuement le fond et donc à rester durablement sur le poste.

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