Les bons gestes

La réussite de la pêche au coup passe par une parfaite maîtrise de quelques gestes clés...

pêche au coup : Les bons gestesIl est fréquent que deux pêcheurs pratiquant sur le même poste connaissent des fortunes différentes. Un des deux, toujours le même, capture à chaque sortie nettement plus de poissons que son collègue. Et même s’ils échangent leurs places, leurs cannes... c’est toujours le même qui enregistre le plus grand nombre de prises !
Bon nombre de pêcheurs s’identifient aux champions dès lors qu’ils utilisent les mêmes cannes, les mêmes lignes, les mêmes amorces... Mais le matériel bien qu’important n’est pas suffisant pour garantir le succès. La parfaite coordination de petits gestes qui pris isolément peuvent paraître insignifiants, contribue à augmenter les résultats. Et c’est bien là une des différences fondamentales entre les grands champions et les pêcheurs occasionnels !



Sondage

Le sondage a trois buts différents. Le premier est de connaître la topographie exacte du poste choisi. Pour ce faire, il convient de commencer à sonder en partant du bord et en s’éloignant vers le large tout en réalisant des bonds successifs tous les 50 cm et ce jusqu’à la longueur de la canne. Le sondage s’effectue ensuite plus à droite, plus à gauche mais toujours en se déplaçant d’une cinquantaine de centimètres, sur 3 ou 4 m de chaque côté. Cette première phase sert à comprendre comment se présente le fond et quelle est sa nature : si la sonde provoque des chocs et des à-coups, il est caillouteux, si par contre elle s’enfonce mollement la vase est présente, le frottement trahit un fond de graviers tandis que les accrochages dévoilent des herbes aquatiques...
C’est seulement à ce moment-là que débute la seconde phase de sondage qui consiste à définir la distance ainsi que la zone précise de pêche. La troisième quant à elle, sert à régler précisément le flotteur à la profondeur à laquelle on souhaite faire évoluer l’appât. Durant toutes les phases de sondage, la ligne doit former un angle de 90°avec la canne.



Contrôle de la bannière

Immerger la ligne lors de chaque lancer toujours au même endroit n’est pas aisé ! La déplier dans l’air sans risques d’emmêlement et sans heurter trop violemment la surface, demande un certain tour de main ! Mais c’est lors de la mise en place de la ligne que la moindre anomalie signalée par le flotteur doit être sanctionnée par un ferrage. Les touches à la descente sont tellement fréquentes que certains pêcheurs ferrent avant même que le flotteur se redresse complètement. Ils gagnent ainsi de précieuses secondes...
Quelles que soient les conditions météo, la pluie, le vent... aussi bien en rivière qu’en eau close, il n’est pas toujours facile de bien gérer la bannière. Il est hors de question de laisser la ligne livrée à elle même. Mais il n’est pas non plus envisageable de brider en permanence le flotteur. La bannière idéale est mollement tendue, elle doit rendre possible une réaction rapide pour aguicher, ferrer... tout en laissant l’appât évoluer librement.



Précision d’amorçage

Toutes les pêches au coup ont le même impératif : rassembler un maximum de poissons sur une surface minimum ! La quantité de poissons dépend du poste, de l’époque de l’année, de l’amorce utilisée... Quant à la surface minimum, elle dépend uniquement du pêcheur ! Etre capable tout au long d’une journée d’amorcer sur une petite surface et de faire tomber la ligne en son centre, contribue pour beaucoup à augmenter le nombre de prises !
Pour y arriver, il est essentiel de réaliser toutes les boules de la même taille. Il convient également de tenir compte du type d’eau. En rivière, plus la profondeur ou la vitesse du courant est élevée, plus il faut amorcer vers l’amont. En étang et lac, le vent provoque un déplacement de l’eau en surface tandis qu’au fond, le courant crée le même effet, mais dans le sens opposé !



Ferrage et combat

Entre le constat visuel de la touche et le ferrage, le pêcheur a seulement quelques centièmes de seconde pour réaliser le bon geste: ferrage reflex quand une ablette attaque la petite boulette de pâte accrochée à l’hameçon, ferrage longuement prémédité à l’anglaise pour sanctionner une tanche dont la touche peut durer plusieurs minutes, ferrage précis à la grande canne pour piquer un gardon qui ne cesse de goûter et recracher l’esche convoitée... Si l’on ferre trop tard, le poisson est soit loupé, soit a engamé tellement profondément qu’il faudra beaucoup de temps pour le décrocher. S’il intervient au bon moment, 99% des prises sont piquées sur l’extrémité de la bouche, le décrochage est alors facile, rapide est peu traumatisant.
Une fois piqué correctement, le combat consiste à fatiguer le poisson à bonne distance du bord mais également à éviter que par son comportement il ne fasse fuir les autres poissons présents sur le coup. Il faut trouver le bon dosage pour lui opposer la résistance maximum sans pour autant risquer la rupture de la ligne !



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