Les stratégies hivernales

En hiver, les poissons blancs se déplacent peu et leur digestion est très lente. La pêche demande encore plus de rigueur que d’habitude car le choix du poste, les produits utilisés de même que les quantités d’amorce doivent obligatoirement tenir compte de leurs habitudes hivernales !

pêche au coup : Stratégie pour les grands froidsA l’exception de l’ablette qui va aborder dans les semaines à venir sa phase de boulimie annuelle, il est impossible de capturer les autres espèces en grande quantité. La capture de tanches et de carpeaux est peu probable ! Les grosses brèmes se font également rares. Heureusementgardons et chevaines conservent un comportement balladeur. Quelques rayons de soleil et les voilà en route !

Il existe certains endroits où les poissons demeurent actifstoute l’année. Dans ces situations, la pêche est beaucoup plus facile, soit parce que chaque jour des pêcheurs amorcent ces lieux soit parce que les rivières en crue créent des concentrations provisoires dans les entrées de canaux, de bras morts ou de darses. Malheureusement ces endroits sont assez rares... ce qui rend la pêche en hiver si difficile !



Le choix des ingrédients

Plus les poissons sont mordeurs, plus les composants de l’amorce sont riches. A l’inverse, quand ils sont peu décidés à se nourrir, la pauvreté des ingrédients doit les inciter rapidement à se saisir de l’appât accroché à l’hameçon. En hiver, il faut attirer les poissons peu enclins à se déplacer, les conserver durablement sur le coup tout en évitant de les gaver.
Pour les attirer, des farines de viande, de poisson ainsi que le sang en poudre apportent un message olfactif fort. Ces produits diffusent des arômes considérés par eau froide comme les plus attractifs.
Pour les garder, des produits neutres comme la terre de Somme ou le sablon obligent les poissons à rechercher une à une les particules consommables.
Pour éviter de les gaver il convient d’utiliser des farines de faible granulométrie et peu nourrissantes. Le mais, les chapelures rousses très fines, le coprah, le coco belge et la gazelle grillée remplissent à merveille cette fonction.

Les amorces du commerce conçues pour la compétition attirent rapidement les poissons mais sont trop nourrissantes. Il convient de les appauvrir en rajoutant de la terre en rivière, du coprah ou du coco belge en eau close.



Des recettes hivernales

Pour la rivière
30% de chapelure blonde fine constituent la base de cette amorce.
20% de coco belge teintent l’ensemble et font travailler l’amorce.
10% de farine de mais surfine contribuent à nuager l’ensemble.
5 % de farine de viande et 5 % de sang lyophilisé font office d’attractants.
10% de PV1 servent de liant aux différents composants.
20% de terre argileuse de type terre de Somme ou taupinière grasse complètent ce mélange.

Pour le canal
50% de cette amorce sont représentés par la chapelure rousse fine.
20% de farine de mais rendent l’amorce plus performante.
10% de coprah contribuent à faire travailler le mélange.
5% de farine de poisson renforcent l’aspect olfactif de l’amorce.
15% de sablon ou de terre non collante contribuent à appauvrir le mélange.

Pour l’étang
30% de chapelure rousse et 20% de gazelle grillée permettent à cette amorce de travailler à la descente lors du rappel.
20% de farine de mais ainsi que 20% de coprah contribuent à disperser rapidement les particules d’amorce.
10% de sang lyophilisé enrichissent le mélange.



L’amorçage

Pendant la saison froide, c’est la pêche au rappel qui rend possible au pêcheur de s’adapter en permanence à l’évolution de son coup.
Il convient en début de partie de pêche de procéder à l’amorçage par trois ou quatre boules de la grosseur d’une mandarine et la pêche commence !
Par la suite, la stratégie d’amorçage doit s’adapter au fil des minutesà l’activité sur le coup ! Si aucune touche n’intervient, inutile de réamorcer ! C’est seulement après les premières captures qu’il faut rappeler. Si peu de poissons se déplacent, peu d’amorce est lancée sur le coup. A l’opposé, plus les touches augmentent, plus le rythme de rappel s’accélère. Pour conclure, la nourriture est distribuée proportionnellement à la venue des poissons.



En hiver, les protéines animales

La pauvreté du mélange d’amorce risque très vite de décevoir les poissons venus sur le coup. Il convient donc de leur proposer une esche riche en calories. Ce sont les protéines animales qui à cette époque, ont leur faveur. La digestion en est plus rapide et permet à leur organisme de compenser l’énergie qu’ils ont dépensée pour trouver leur nourriture.

L’asticot se conserve parfaitement bien durant de longues semaines. Il se mélange facilement à l’amorce et il peut être accroché seul, par deux ou par trois à l’hameçon afin d’adapter la taille de la bouchée à celle des poissons présents sur le coup.

La teigne, plus connue des pêcheurs de truite que des pêcheurs au coup, elle est pourtant une esche de premier ordre par eau froide. La teigne convient tout à fait pour escher un hameçon n°10. Légèrement décollée du fond, 2 à 3 cm, elle permet de sélectionner les gros cyprins qui en raffolent.

Le ver de terre lombric, de terreau, canadien, à tête noire, de berge... tous intéressent les poissons. Le plus difficile est de les ramasser à cette époque de l’année. Heureusement, les marchands proposent la majorité d’entre eux. Il convient d’escher un tronçon de ver de taille adaptée à la morphologie du poisson espéré.

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