Recherchons ce diable de Chevaine!

Le chevaine est un des rares poissons actif 365 jours par an, mais il change souvent d’habitat et de régime alimentaire.

pêche au coup : le chevaineEn hiver, les jours de jeûne sont fréquents ! Les chevaines doivent s’économiser, dépenser moins d’énergie que celle que leur apportent les rares proies du moment. Heureusement, il y a ces belles matinées d’hiver… Alors, ils se risquent à gaspiller quelques coups de nageoires pour explorer les abords de leur repaire. Il faut dire qu’ils sont capables d’identifier de loin la moindre effluve de nourriture ! Voilà pourquoi vous les trouverez à cette époque le long des berges creuses, dans les remous lents et puissants, en amont des fosses... bref, dans toutes les zones calmes à proximité des courants !
Mais pour les attraper, il faut tout d’abord les mettre en appétit avec un amorçage de proximité. Deux possibilités s’offrent à vous : la pêche itinérante où vous partez à la recherche des chevaines ou la pêche à poste fixe, où ce sont eux qui doivent se déplacer!



Besoin de protéines…

Plus il fait froid, plus les poissons sont intéressés par les appâts d’origine animale. Les chevaines n’échappent pas à la règle, bien au contraire. Vous pouvez utiliser des asticots aussi bien pour l’eschage que pour l’amorçage, mais aussi des esches plus originalestelles que la viande crue, le foie, les croquettes pour animaux, des tronçons de saucisses de Francfort, des bouts de saucisson, des cubes de pâté au jambon, des morceaux de corned beef, des saucisses à cocktail... Dans tous les cas, n’hésitez pas à leur proposer une bonne bouchée.

Le pain sous toutes ses formes, naturel ou parfumé à l’aide de sauces de type Viandox ou sauces chinoises, donne également de très bons résultats. Eschez une petite boulette de la taille d’une bille sur un hameçon n° 6.
Si par malheur les pluies viennent gonfler la rivière et qu’un début de crue s’annonce, le ver de terre permet dans ces eaux teintées de sauver la situation.



Technique itinérante

Cette technique consiste à aborder successivement des postes marqués en remontant la rivière et en ne restant sur chacun d’entre eux que quelques dizaines de minutes. Mais attention, les chevaines sont méfiants par nature, le moindre bruit, la moindre vibration trahissant votre présence, leur font perdre définitivement leur appétit.

Amorce et amorçage
Une amorce composée de fines particules, légère, nuageante, de couleur blanche ou rouge (de type ablette) permet en pratiquant au rappel de faire bouger assez rapidement des chevaines engourdis. Rajoutez un nuageant ou tout simplement du lait en poudre, du sang déshydraté ainsi que quelques esches et le tour est joué.

Action de pêche
Après avoir lancé chaque 30 secondes, pendant quelques minutes, une petite quantité d’amorce toujours au même endroit, vous pouvez effectuer les premièrs passages. Réglez votre flotteur pour faire évoluer l’appât entre deux eaux. Réalisez des coulées les plus longues possibles. Il est fréquent de devoir attendre une dizaine de minutes avant que les premières touches interviennent, le plus souvent 10 à 15 mètres en aval de la zone d’amorçage.



Pêche à poste fixe

Pour les accros du panier siège nul besoin de rappeler que le choix du poste est primordial ! Si les meilleurs endroits tels que les remous, fosses, berges creuses, sont occupés ou difficilement accessibles, installez-vous à quelques mètres en amont.

Amorce et amorçage
L’amorce sera fine pour éviter de gaver les chevaines. Mais elle sera également lourde et collante. Rajoutez du PV1 (10 à 20 %), de la terre de Somme (20 à 30 %) et quelques esches dans une amorce du commerce prévue pour la surface. Lancez en début de partie de pêche 5 à 6 boules, très serrées, de la taille d’une orange légèrement en amont de votre poste.

Action de pêche
Réglez le flotteur de façon que l’appât évolue seulement quelques centimètres au dessus du fond. Après le bombardement du départ, il faut souvent patienter 20 à 30 minutes avant d’enregistrer les premières touches. Dès qu’elles interviennent, relancez régulièrement une petite boule de la taille d’une noix, bien chargée en esches. C’est la meilleure solution pour maintenir les chevaines durablement sur le coup.

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