Je veux une grosse truite !

Une grosse n’est pas une truite comme les autres. Pour l’attraper, il faut de la chance bien sûr, mais aussi et surtout une parfaite connaissance de ses habitats et de ses mœurs !

opération trophée !Ce serait une erreur de relâcher une grosse truite, mauvais reproducteur, elle est en plus cannibale et laisse peu de nourriture à ses congénères !
Qu’est ce qu’une grosse truite ? Tout dépend de l’endroit où l’on pêche ! Dans un ruisseau du plateau de Millevaches, aux eaux pauvres et acides où sa vie est un éternel parcours du combattant, une truite de 30 cm est incontestablement un record !
En revanche, dans une rivière normande, lente et riche en nourriture, où la vie s’écoule sans soucis majeurs, seul un sujet dépassant les 50 cm est digne d’appellation grosse truite ! Quant aux monstres dépassant les 70 cm, on les retrouve essentiellement en lac ou dans des rivières exceptionnellement riches en nourriture.
Malheureusement, il ne suffit pas de trouver la bonne rivière, faut-il encore localiser les bons postes, opter pour la bonne technique, choisir le bon appât et tenter sa chance au bon moment !



Un poste à sa mesure

Une grosse truite est extrêmement craintive et méfiante. Car pour atteindre la taille record qui fait rêver tant de pêcheurs, elle a du survivre dans un environnement pour le moins hostile, résister aux soubresauts de la nature et à tous les aléas de la météo, elle a du aussi déjouer pas mal de nos pièges ! Rien d’étonnant alors qu’un poisson si exceptionnel occupe un poste d’exception !
Son habitat est forcément très encombré ou proche d’un endroit sûr aux caches multiples tels qu’une berge creuse aux cavités profondes, un arbre immergé ou un ensemble de gros blocs de pierre.
Inutile de la chercher dans les zones peu profondes ! Ce n’est que dans des trous d’au moins deux mètres de profondeur qu’elle peut se sentir en totale sécurité !
Et puis, il y a aussi les grands classiques, le profond de la cascade, la retenue du moulin ou la pile du pont, mais dans ces cas-là, en règle générale, il y a toujours au mois un pêcheur à ses trousses !
La partie entre la première et la seconde catégorie représente également une excellente zone à grosses truites : le courant y est plus lent, les postes plus profonds, la nourriture plus abondante !



Des mœurs bien établies

La grosse truite, comme ses jeunes congénères, passe elle aussi, en fonction de son activité alimentaire, de ses postes de chasse à ses postes de repos. Mais son territoire à elle est beaucoup plus vaste.
Elle n’hésite pas, lorsque les conditions lui sont favorables, à beaucoup se déplacer à la recherche de nourriture. Elle suit lentement, mais inlassablement, les berges profondes, attaque les bancs d’alevins sur les plages, guette la chute de gros insectes terrestres sous la frondaison des arbres.
Elle peut ainsi s’éloigner de plusieurs centaines de mètres de son poste de repos, mais elle s’aventure rarement sur un terrain inconnu. C’est peu dire qu’elle connaît bien son itinéraire !C’est ce qui explique aussi pourquoi les pêcheurs qui repèrent la présence d’une belle truite finissent toujours par l’attraper. Forcément, eux aussi connaissent bien ses mœurs et son parcours !



Les techniques qui marchent

Les techniques de la plombée au ver ou de la longue coulée au flotteur sont considérées aujourd’hui par certains comme ringardes ! Et pourtant, ceux qui la pratiquent depuis toujours ne se posent pas beaucoup de questions, puisqu’elles marchent !
Mais il y en a également d’autres, telles que la pêche au vairon mort. L’important est d’utiliser des montures lourdes pour faire passer le poissonnet au ras du fond.
Les pêches aux leurres, cuillers tournantes n° 3 ou 4, cuillers ondulantes de 10 à 12 cm, poissons nageurs de 5 à 10 cm, donnent aussi de très bons résultats.
Côté action de pêche, il suffit de contrôler la dérive, c’est le courant qui va animer l’appât ou le leurre.
Peut-on attraper une grosse truite à la mouche ? Au streamerà coup sûr, à la nymphe régulièrement, à la mouche sèche très rarement ! A l’exception des grandes éclosions de mouches de mai, ou au coup du soir durant l’éclosion massive de gros trichoptères !



La traque

Pour partir à la recherche d’une grosse truite, le pêcheur doit s’armer de persévérance. Tel un chasseur, il doit la suivre à la trace, exploiter ses faiblesses et attendre patiemment qu’elle tombe dans son piège.
Dans cette affaire, pas de place à l’improvisation, chaque détail de la stratégie élaborée doit être mûrement réfléchi. De la canne à l’hameçon, en passant par le moulinet et le nylon, il est impératif que tous les éléments de l’équipement soient d’une solidité irréprochable.
Dans les cours d’eau de gros calibre, il vaut mieux pêcher en descendant la rivière, en lançant le plus loin possible en direction de la berge d’en face, en faisant décrire à l’appât ou au leurre de larges arcs de cercle. Il n’est pas rare que la truite soit postée en pleine eau où, loin de la berge, elle se sent en sécurité.
La discrétion est primordiale. Il convient de pêcher lentement et d’insister longuement sur chaque poste.

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