La pâte a truite

Difficile d’ignorer plus longtemps la réelle efficacité des pâtes à truite. Ceux qui les utilisent prennent du poisson et c’est bien l’essentiel ! Leur succès repose essentiellement sur l’aspect olfactif, visuel et gustatif !

Les pâtes a truite Par leur composition, les pâtes à truite libèrent dans l’eau d’importants messages olfactifs. Le poisson capte les émanations que dégage toute matière soluble. L’ichtyologie nous apprend que les lobes olfactifs de son cerveau sont très développés, les narines possèdent des cavités tapissées de plis nombreux, comparables à ceux des animaux terrestres à l’odorat subtil. De là à croire que ce sens est particulièrement développé est un pas facile à franchir !

Des terminaisons gustatives garnissent la langue et le palais de la truite lui permettant en quelques dixièmes de seconde de savoir si « cette chose inconnue » est consommable ! Si c’est le cas, sans se poser la moindre question, elle avale. Si la réponse est négative, elle recrache violemment. Cela explique les touches sans suite et les ferrages dans le vide lorsque le pêcheur utilise un hameçon trop gros.
Il est indiscutable que les pâtes regroupent d’incontestables qualités gustatives pour les truites. Il suffit d’ailleurs d’ouvrir la boîte pour se rendre compte des odeurs très fortes qui s’en dégagent. Les arômes utilisés ne doivent rien au hasard, bien au contraire…



Des senteurs de farine de viande et de poisson

Les granulés, distribués aux truites de pisciculture depuis leur plus tendre enfance, sont composés de farine de viande. C’est dire que ces poissons ont fatalement en mémoire les arômes que dégage ce produit et qu’ils le reconnaissent parfaitement ! C’est pourquoi 100% des surdensitaires craquent à la pâte. Ne concluez pourtant pas prématurément qu’elle est uniquement destinée aux truites lâchées…

Même si la composition exacte des pâtes n’est pas communiquée, il est avéré qu’un des composants souvent utilisé a pour base le poisson. Il s’agit vraisemblablement de farines car en France l’emploi d’œufs de poissons est formellement interdit, certainement parce qu’ils contiennent des substances, les phéromones, capables d’attirer les farios de très, très loi !



Des senteurs de fromage

Certaines rivières hébergent sur leurs rives des fromageriesqui par leurs rejets les polluent mais qui paradoxalement nourrissent leurs habitants. Tellement bien que la pêche au fromage y est interdite ! Et ce n’est pas pour des raisons de santé de ces truites sauvages que les AAPPMA locales ont pris cette décision, mais tout simplement parce que, avec ce menu, les pêcheurs provoquaient de véritables massacres. Alors si les sauvages s’habituent au fromage, pourquoi pas à la pâte ?


Ne changez rien à vos habitudes !

Si vous utilisez de la pâte, ne changez rien à vos habitudes en ce qui concerne l’action de pêche. La pâte est uniquement un appât nouveau. Quelle que soit la technique que vous pratiquez, le toc, le flotteur, à rouler... il suffit de substituer la pâte à votre appât préféré, teigne, ver, larve… Malgré tout, par rapport à ces derniers bien vivants, la pâte est malheureusement totalement inerte au bout de l’hameçon. Pour arriver à la « faire vivre » ainsi que pour accentuer sont côté provoquant, une légère animation est souhaitable. Enchaînez de temps à autre des petites tirées, des ralentissements afin qu’elle ne dérive pas exactement à la même vitesse que le courant.

Sachez qu’il existe deux grandes familles de pâtes : flottantes et coulantes. Pour pêcher proche du fond, la coulante s’impose. Quant à la flottante, elle est idéale pour pêcher à la bombette en surface ou entre deux eaux.


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