La truite a l'ultra léger

Cette technique se pratique essentiellement à la belle saison dans des rivières petites ou moyennes, aux eaux basses !

La pêche à l'ultra léger Pour ceux qui recherchent les sensations fortes, la pêche à l’ultra léger, véritable chasse, permet avec un matériel minimaliste et ultra sensible de se confronter à des truites vigoureuses, même si de part leur taille modestes.
C’est dans les courants, les rétrécissements, proche des berges, mais aussi dans les zones plus profondes, pourvu que la végétation conserve de bonnes zones d’ombre, que les truites s’installent par eaux basses. Elles se laissent alors facilement tromper par une mini cuiller ressemblant plus à un insecte tombé accidentellement à l’eau qu’à un poisson !



Matériel

Cette technique nécessite un matériel miniaturisé.
La canne est extrêmement courte, de 1,20 m à 1,40 m. Légère et nerveuse, à action de pointe ou semi-parabolique, d’une puissance de 1 à 7 g, elle sert à propulser des leurres de faible poids, de 0,5 g à 3 g. Il est conseillé de choisir un modèle doté d’une poignée en liège ou en mousse, d’un assez gros diamètre, permettant une bonne prise en main.
Le moulinet très léger, entre 120 et 180 g, possède une bobine de faible diamètre et peu profonde, pouvant recevoir des monofilaments très fins. Le frein fiable est très progressif.
Le nylon, quant à lui, est d’un diamètre de l’ordre de 14 à 16/100. Les modèles prévus pour la pêche à l’anglaise qui coulent franchement et vrillent peu, s’avèrent les mieux adaptés.



Leurres

Il existe deux familles de leurres selon que l’attraction est basée sur l’aspect visuel ou sur les vibrations émises. Lorsque les postes sont parfaitement marqués, il faut tenter les truites à proximité de leurs caches. Dans ces conditions, un poisson nageurimitant parfaitement un poissonnet, flottant, articulé ou coulant selon la profondeur de pêche et la vitesse du courant, d’une longueur de 3 à 5 cm, sera le plus efficace.
En revanche, en l’absence de postes marqués et quand il faut prospecter une surface importante, une cuiller tournantede part ses fortes vibrations, est la seule capable de faire se déplacer un poisson sur plusieurs mètres. Les cuillers n° 0 ou 1, papillonnantes, tournant rapidement dans les courants, sont les plus utilisées. La palette arrondie prend un appui important sur le courant ce qui permet de pêcher vers l’amont. Quant aux cuillers à palette longue, tournant plus lentement, elles conviennent parfaitement pour les zones de courant violent.



Animation

Quel que soit le leurre, l’animation cherche toujours à imiter une proie qui dérive d’une façon aléatoire.
La cuiller doit tourner vite dès son entrée dans l’eau, car le premier mètre est souvent décisif. Si elle est lancée vers l’amont, il faut la récupérer de manière qu’elle progresse vers l’aval plus vite que le courant. En revanche, si elle est lancée vers l’aval, la récupération doit être très lente. La seule force du courant prenant appui sur la palette suffit pour la faire tourner.
Le poisson nageur, le plus souvent flottant, doit évoluer lentement. En règle générale, il pêche quasiment seul. Il s’utilise principalement dans les zones à courant faible, car il est très difficile de le faire plonger en pêchant vers l’amont.
Il n’est pas inutile sur des postes qui semblent occupés, de faire du surplace, autrement dit de stopper toute récupération. Le poisson nageur demeure à l’endroit souhaité, tout en vibrant, et finit dans la majorité des pas par déclencher l’attaque.



Prospection

La prospection s’effectue vers l’amont. Sur les petites rivières aux rives encombrées, le mieux est de remonter la rivière, si possible en marchant dans l’eau. Par contre, dans les cours d’eau de taille plus importante, la pêche se pratique vers l’aval.
En courant lent, le pêcheur lance face à lui et laisse dériver le leurre. En rendant du fil, le courant l’emporte vers l’aval.
De la position de la canne dépend la profondeur à laquelle évoluera le leurre. En position haute et avec la récupération rapide, le leurre se rapproche et nage proche de la surface. En position basse et avec la récupération lente, le leurre descend et pêche plus profondément.
Dans les rivières sans postes apparents, la meilleur façon de procéder est de réaliser une prospection en éventail, de façon à explorer méticuleusement par des lancers successifs l’ensemble de la surface. Le premier est réalisé vers l’amont, le long de la berge où l’on se trouve. Les suivants se rapprochent de la berge opposée, puis toujours en lançant vers l’autre rive, un peu plus vers l’aval.

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