La truite au flotteur

Vous connaissez une belle truite qui refuse obstinément vos vers, larves, cuillers et autres leurres ! Soyez certain qu’un jour ou l’autre elle craquera devant un vairon vivant !

La truite au flotteur La pêche au vairon vivant se pratique essentiellement en rivières moyennes et larges, dans des zones peu profondes aux courants vifset soutenus. Elle s’adresse principalement aux beaux poissons qui occupent des postes bien marqués. Cette technique complète parfaitement la traditionnelle pêche au toc qui devient souvent inopérante au delà de 5 ou 6 m du bord.
La pêche au vairon mort permet d’atteindre de plus grandes distances ainsi que d’explorer des endroits difficilement accessibles au toc. Elle est également un excellent moyen pour explorer méticuleusement les berges creuses, bordures encombrées d’obstacles, souches, aval des blocs rocheux, couloirs entre les herbiers...



Action de pêche

En remontant la rivière, réalisez une série de coulées parallèles à la bergeafin de prospecter systématiquement toute sa largeur, poste par poste. La première coulée s’effectue le long de la berge tandis que les suivantes s’en écartent de 50 en 50 cm. N’hésitez pas à sonder régulièrement afin de régler le flotteur de façon que le vairon évolue en permanence proche du fond, +/- 15 cm.
Le plus difficile dans cette pêche est de trouver le bon plombagecar le vairon doit dériver librement sans qu’il soit entraîné vers la surface sous l’influence d’un courant trop vif, ni bloqué sur le fond. Le flotteur doit couler uniquement lors de l’attaque de la truite !
La touche se traduit le plus souvent par un déplacement du flotteur à gauche ou à droite, car la truite qui a saisi le vairon l’entraîne vers sa cache. Pour éviter d’éveiller sa méfiance, rendez immédiatement la main c’est-à-dire laissez-lui le temps de prendre 1 ou 2 m de fil, avant de tendre la bannière et de ferrer !



Le montage au flotteur

Le traditionnel flotteur toulousain de 2 à 5 gest équilibré à l’aide de plusieurs plombs mous qu’il convient de grouper juste au dessus de l’émerillon dans des secteurs profonds où il est impératif que le vairon rejoint rapidement le fond. Au contraire, dans les zones peu profondes, étalez les plombs pour permettre au vairon d’évoluer plus naturellement. Quant au poids de la plombée, tout dépend de la vitesse du courantet de la profondeur. Si vous pratiquez dans une grande rivière à courant soutenu et sur des postes très profonds, il vous faut pêcher lourd, 4 à 5 g. Si à l’opposé, il s’agit d’une plus petite rivière peu profonde et à courant lent, une plombée de 2 g suffit largement.
Le bas de ligne d’un diamètre de 2/100 inférieur à celui du fil issu du moulinet est relié au corps de ligne grâce à un émerillon à agrafe. Long d’une quarantaine de centimètres, il se termine par un hameçon simple n° 6 à 12.



Le matériel

Utilisez une canne télescopique ou téléréglable, d’une longueur de 3,50 à 5 m, d’action assez souple. Votre canne habituelle prévue pour le toc convient également. Quant au moulinet, il est de type léger et doté d’un frein précis. Remplissez-le d’un nylon d’un diamètre de 18 à 20/100. Munissez vous d’une musette ou d’un panier afin d’y regrouper tout le petit matériel classique. N’oubliez pas des flotteurs de 2 à 5 g, une boîte de plombs mous de type anglais, quelques émerillons et un assortiment d’hameçons numéros 6 et 12. L’épuisette se révèle très utile en cas de captures de gros poissons.


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